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L’eau : une ressource vitale. L’eau représente une ressource naturelle très importante pour la préservation de la vie sur terre. Cependant, aujourd’hui encore, 1,1 milliard d’humains restent privés d’eau potable. Son absence a des conséquences, directes et indirectes, dans de nombreux domaines : sanitaire, économique, social et environnemental. Le Niger, pays de l’Afrique de l’Ouest, est l’un des plus touchés par la sécheresse, un désastre à bien des niveaux. Situation géographique Le Niger est un pays totalement enclavé, la frontière la plus proche de la mer est à plus de 600 km du Golfe de Guinée. En 2009, avec un IDH faible, on le retrouve au dernier rang mondial (182ème). Ce pays dépend pour plus de 90% de l’extérieur pour ses ressources en eau. Le Niger dispose de l’apport du fleuve Niger, fleuve international et de deux grands bassins transfrontaliers (le bassin du Tchad et le bassin d’Irhazer Lullemeden). Les ressources renouvelables en eau superficielles sont très irrégulières dans le temps et se conservent mal dans l’espace. Seule une partie des ressources renouvelables est réellement exploitable, elle ne représente que 5 km3 par an. Le Niger a connu une période d’instabilité politique dans les années 90, ce qui a compromis grandement la gestion des ressources naturelles comme l’eau, contribuant à l’appauvrissement du pays.
L’agriculture : secteur clé du développement socioéconomique Le manque de pluie de ces vingt dernières années a entraîné une nette réduction de la productivité agricole. La persistance de la sécheresse alliée à la pauvreté des sols nuisent à perpétuer une activité de production agricole génératrice de revenus et permettant de nourrir la famille ainsi que le bétail. Le principal usage de l’eau est l’agriculture avec 2 080 millions de m3 en 2000 ce qui représente 95% du total des consommations. L’irrigation des terres est en effet la clé du développement d’une agriculture plus productive, donc plus féconde, permettant de répondre aux besoins les plus vitaux des nigériens. Le secteur agricole représente une part importante de l’économie nigérienne. Essentiellement au Sud, l’agriculture est le premier secteur d’activité du pays. De plus, 80% des nigériens vivent en milieu rural, leur revenus dépendent totalement de leurs productions agricoles. La région de Maradi (voir carte ci-dessus) est la plus peuplée avec 260 000 ménages ruraux. Cette population est la plus pauvre du pays. La crise a empiré avec la période de soudure qui débute en juin avec la campagne agricole pour se clore en Septembre avec les récoltes. La sécurité alimentaire La région du Zinder (voir carte ci-dessus) est l’une des plus touchée par la crise alimentaire qui sévit dans le pays en ce moment, conséquence directe de la sécheresse qui décime également le bétail et compromet la poursuite d’une activité agricole minimale. C’est 7,8 millions de nigériens qui sont en état d’insécurité alimentaire sur 10 millions de personnes touchés par cette catastrophe dans le Sahel.
Santé: Ce manque de vivres dû à la sécheresse et aux mauvaises récoltes de 2009 affecte plus particulièrement les personnes les plus vulnérables : les enfants. Ils sont 140 000 à être victimes de malnutrition aigüe depuis le début de l’année. A Maradi (voir carte), les gens éprouvent de réelles carences alimentaires. La faim se lit sur leurs visages. De plus, les aménagements hydro-agricoles ont eu pour conséquences le développement de maladies telles que paludisme, diarrhée et bilharziose. Les conséquences environnementales: La sécheresse a également un impact dévastateur sur l’environnement. Il y a 350 ha de terres abandonnées, présentant un trop haut niveau de salinité. Les terres ne sont plus exploitables, entraînant la destruction de la végétation naturelle. On constate également la prolifération sur le fleuve Niger de la Jacinthe d’eau, signe de la dégradation de la qualité des eaux.
Conclusion: L’accès à l’eau est un droit et pas seulement un devoir. Il nous incombe donc à tous de venir en aide aux populations démunies du Niger qui afin de garantir un accès à l’eau pour tous. Il faut : · Une aide d’urgence pour stopper la malnutrition qui sévit surtout chez les plus faibles(centres de nutrition et distribution de vivres et d’eau). · Soutenir éleveurs et agriculteurs dans la préservation de leurs activités respectives (le bétail est décimé par la sécheresse/le manque d’eau ne permet pas l’irrigation des terres cultivables). · Mettre en place pour le moyen/long terme des systèmes de récupération des eaux de pluie ainsi que des puits et autres. · Travailler avec les pouvoirs publics à une meilleure gestion de l’eau.